2016
« Electre » de Sophocle, mise en scène de Samuel Grilli
La pièce commence lorsque Oreste, encouragé par Apollon, revient à Mycènes pour venger le crime impuni de son père, accompagné de son précepteur et de son cousin Pylade. Ils mettent au point un plan: annoncer la mort d’Oreste pour rassurer Égisthe et Clytemnestre et gagner leur confiance, puis s’introduire dans le palais pour égorger le couple d’assassins. Ignorante de ce qui se trame tout près d’elle, Électre, qui depuis la disparition de son père vit misérablement, se désole de ne pas voir revenir son frère et se dispute régulièrement avec sa soeur Chrysothémis sur la conduite à adopter vis-à-vis de leur mère et de son amant. Clytemnestre, en proie à des rêves prémonitoires, craint pour sa vie et multiplie les offrandes à Apollon dans le but de s’adjuger ses faveurs. La stratégie d’Oreste est mise à exécution: on annonce sa mort, attestée par de fausses cendres présentées dans une urne. Clytemnestre s’en réjouit, tandis qu’Électre, désespérée, tente d’obtenir la complicité de sa soeur pour accomplir elles-mêmes la vengeance. Oreste décline son identité à sa soeur et, aidée de celle-ci et de Pylade, égorge sa mère Clytemnestre et son amant Égisthe. Le thème de cette vengeance est également traité par Eschyle dans Les Choéphores (458 avant J.-C.) et par Euripide dans son Électre, sans doute un peu antérieure à celle de Sophocle écrite vers 414 avant J.-C.